Depuis le 1er janvier 2016, la loi ANI (n°2013-504 du 14 juin 2013) impose à tout employeur du secteur privé de proposer une complémentaire santé collective à ses salariés. Il n'y a pas de seuil d'effectif : même une entreprise avec 1 seul salarié est concernée.
La réponse directe selon votre situation
La nouveauté 2025–2026 : extension à la fonction publique
Depuis le 1er janvier 2025, les employeurs publics territoriaux doivent contribuer à la complémentaire santé de leurs agents. Pour la fonction publique d'État, la prise en charge à 50% sera effective le 1er janvier 2026. Ces évolutions ne changent pas les règles du secteur privé.
Que risque concrètement l'employeur qui ne respecte pas cette obligation ?
- →Redressement URSSAF : réintégration de toutes les cotisations patronales dans l'assiette des charges sur 3 ans
- →Perte de la déductibilité IS : les cotisations ne sont plus déductibles
- →Contentieux prud'homal : le salarié peut réclamer des dommages et intérêts
- →Responsabilité civile : en cas de sinistre non couvert faute de mutuelle, l'employeur peut être tenu responsable